La séduction perverse

La séduction perverse
Dans la stratégie perverse il ne faut pas d'abord détruire l'autre mais le soumettre petit à petit et le garder à disposition. Il importe de conserver le pouvoir et de controler. Les manoeuvres sont d'abord anodines mais deviennent de plus en plus violentes si le partenaire résiste. Si celui-ci est trop docile le jeu n'est pas excitant.
Il faut qu'il y ait suffisament de résistance pour que le pervers ait envie de poursuivre la relation mais pas trop pour qu'il ne se sente pas menacé. C'est lui qui doit mené le jeu. L'autre n'est qu'un objet.

La victime idéale est une personne conscencieuse ayant une propension naturelle à se culpabilisée. Ce sont des personnes attachées à l'ordre, ce souci de bien faire les conduit à assumer une masse de travail superieure à la moyenne.

Du fait de sa culpabilité permanente la victime prend en charge tous les soucis, , elle s'occupe de tout, gère les corvées, règle les problèmes jusqu'au moment ou 20 ans plus tard épuisée elle s'effondre en larme...

En cas de difficulté elles accentuent leurs efforts, se surmènent, se culpabilisent, travaillent de plus en plus, se fatiquent, deviennent moins efficaces et par un cercle vicieux se culpabilisent de plus en plus " C'est de ma faute si mon partenaire n'est pas content"
Les victimes décrivent toutes une difficluté à se concentrer lorsque leur persécuteur est à proximité. Celui-ci offre à l'observateur l'air de la parfaite innocence.

Un grand décalage s'installle entre son confort apparent et le malaise et la souffrance de la victime. Ce dont elle se plaint à ce stade c'est de se sentir étouffée, de ne rien pouvoir faire seule.
Elles décrivent la sensation de n'avoir pas d'espace de pensée.
Elles obéissent d'abord pour faire plaisir à leur partenaire, plus tard elles obeiront parce quelles auront peur. "Si j me montre plus docile il pourra enfin m'aimer"
Ce met en place un processus d'isolement. La position défensive à laquelle est acculée la victime l'amène à des comportements qui agacent l'entourage. Elle devient acariatre ou geignarde. L'entourage ne comprend pas et est entrainé dans un jugement négatif de la victime
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# Posté le samedi 14 octobre 2006 05:56

Modifié le samedi 23 février 2008 02:16

La communication perverse

La communication perverse
Non verbale, cachée, la violence transpire à travers les non-dits, les sous-entendus, les réticences, et par la même elle est vecteur d'angoisse.
Il n'y a jamais de communication directe. L'agression est perpétrée par le refus de nommer ce qui se passe, de discuter, de trouver ensemble des solutions. Il faut avant tout empecher l'autre de penser, de comprendre, de réagir.
Le droit d'être entendu est refusée à la victime.
Le refus de dialogue est une façon de dire sans l'exprimer directement que l'autre n'existe pas.
Avec le pervers le dialogue est tortueux, sans explication, et conduit à une aliènation mutuelle. Plus rien n'a de sens, les evidences sont niées. Un chose est dite et puis son contraire !
Il n'est pas rare que la victime ait recours aux courriers. Elle écrit pour demander des explications. N'ayant pas de réponse elle écrit à nouveau cherchant dans son comportement ce qui aurait pu justifier l'attitude de l'autre. Il se peut qu'elle finisse par s'excuset de ce qu'elle aurait pu faire pour justifier l'attitude de son agresseur.

Lorsqu'ils se décident à communiquer avec leur victime, on retrouvre souvent une voix froide , blanche, plate, monocorde, sans tonalité affective, qui glace, qui inquiète, laissant affleurer dans les propos les plus anodins le mépris ou la dérision. Cette tonalité implique des sous-entendus, des reproches non exprimés, des menaces voilées.
Les mots n'ont aucune importance, seule importe la manace.

Même lors d'échanges violents le ton ne monte pas, laissant l'autre s'énerver tout seul.
Le message d'un pervers est délibérement flou et imprécis, entrenant la confusion. Offrant des propos sans lien logique il entretient la coexistance de différents discours contradictoires.

Il peut aussi ne pas terminer ses phrases, laissant des points de suspension qui ouvrent la voie à toutes les interprétaétions, à tous les malentendus.
Un autre procédé verbal est d'utiliser un langage technique, abstrait, dogmatique, pour entrainer l'autre dans des considérations auxquelles il ne comprend rien, et pour lesquelles il n'ose pas demander d'explications. En parlant d'un ton docte, il impressionne son auditoire avec une érudition superficielle, utilisant des mots techniques sans se préocuper de leur sens. Ce qui importe c'est la forme plus que le fond.
Donner l'impression de savoir mieux, de détenir la vérité.
Le pervers énonce des propositions qui paraissent universellement vraies.
Le pervers "sait", il a raison.
En cela il attire des partenaires qui ne sont pas surs d'eux, qui tendent à penser que les autres savent mieux. Ils sont tout à fait "rassurants" pour des partenaires plus fragiles.
La victime se soumet, , elle est subjuguée, controlée, déformée.
Plus souvent qu'un mensonge direct, le pervers utilise un assemblage de sous-entendus, de non-dits destiné à créer un malentendu. Dire sans dire est une façon habile de faire face à n'importe quelle situation. Ces tecniques indirectes déstabilisent le partenaire et l'amènent à douter de la réalité de ce qui vient de se passer.
Un autre type de mensonge indirect consiste à répondre de façon imprésice ou à côté, ou par une attaque qui fait diversion.
Ils trouvent toujours un moyen d'avoir raison. Et la confusion permanente de la verité et du mensonge induit le trouble chez la victime.
Lors de la phase de destruction le mensonge devient plus direct. C'est alors un mensonge au mépris de toute évidence.Quelle que soit l'énormité du mensonge le pervers s'y accroche et finit par convaincre l'autre. Verite ou mensonge, cela importe peu : ce qui est vrai est ce qu'il disent dans l'instant
C'est une phase de haine à l'état pure, extrement violente faite de coups bas et d'injures, de paroles qui rabaissent, humilient, tournent en dérision tout ce qui appartient en propre à l'autre. Tout ce qui existait de façon souterraine apparait désormais au grand jour. L'entreprise de démolition devient systématique.

Quand la haine s'exprime franchement c'est avec le souhait de la destruction, de l'anéantissement de l'autre. Par un phénomène de projection la haine de l'agresseur est à la mesure de la haine qu'il imagine que sa victime lui porte. Il la voit comme un monstre destructeur, violent, néfaste.

Dans la réalité à ce stade la victime n'arrive à éprouver ni haine ni colère, ce qui lui permettrait pourtant de se protéger.
La séparation ou l'éloignement ne vient en rien apaiser cette haine.
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# Posté le samedi 14 octobre 2006 06:06

Modifié le samedi 23 février 2008 02:12

User du paradoxe

User du paradoxe
Quelque chose est dit au niveau verbal et le contraire est exprimé au niveau non verbal. Il suffit de dire qu'on est d'accord sur une proposition de l'autre tout en montrant par des mimiques que ce n'est qu'un accord de façade.
Le paradoxe vient aussi du décalage qui existe entre les paroles et le ton sur lequel elles sont dites.
Il vient aussi d'agressions indirectes ou le pervers s'en prend à des objets : il peut claquer les portes, jeter les objets, et nier ensuite l'agression.
Les messages paradoxaux ne sont pas faciles à repérer. Leur but est de déstabiliser l'autre, de controler ses sentiments et même qu'il finisse par approuver et se disqualifier lui même.
Par un phénomène de transfert la culpabilité est portée entièrement par la victime "tout est de ma faute"
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# Posté le samedi 14 octobre 2006 14:09

Modifié le samedi 23 février 2008 02:09

Diviser pour mieux regner

Diviser pour mieux regner
Là ou le pervers excelle c'est dans l'art de monter les gens les uns contre les autres, de provoquer des rivalités, des jalousies.
La jouissance suprême est de faire accomplir la destruction d'un individu par un autre. Dans une entreprise cela se traduit par des ragots, des rumeurs qui viendront blesser la victime sans qu'elle puisse en repérer l'origine, des privilèges accordés à l'un et pas à l'autre...
Dans le couple cultiver le doute par des allusions est une façon habile de tourmenter et de maintenir la dépendance du partenaire en cultivant sa jalousie.
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# Posté le samedi 14 octobre 2006 14:17

Modifié le samedi 23 février 2008 02:07

Les victimes sont-elles naïves ?

Les victimes sont-elles naïves ?
Les victimes paraissent naïves ou crédules. Ne pouvant imaginer que l'autre est fondamendalement destructeur, elles essaient de trouver des explications logiques.
Elles se montrent d'abord comprehensives et essaient de s'adapter, elles comprenennt ou pardonnent.
Comme par un sentiment de protection maternelle elles considerent qu'elles doivent l'aider car elles sont seules à le comprendre.
Elles pensent pouvoir tout comprendre, tout pardonner, tout justifier.
Persuadees qu'en parlant elles vont trouver une solution elles permettent au pervers qui refuse tout dialogue de les mettre en echec. Elles se veulent transparentes et tentent de se justifier. Mais toutes les clefs que les victimes donnent à leur agresseur ne font qu'ajouter au mepris qu'il leur manifeste.

Les victimes nourrissent l'espoir que l'autre change, qu'il comprenne la souffrance qu'il inflige, qu'il regrette... refusant de voir que ce n'est pas parce qu'on comprend intellectuellement et affectivement qu'il faut tout supporter.
Accepter cette soumission ne se fait qu'au prix d'une tension interieure importante, permettant de ne pas mécontenter l'autre, de le calmer quand il est énervé, de s'efforcé de ne pas réagir. Ceci est generateur de stress.Les premiers signes du stress sont des palpitations, des sensations d'opression, d'essoufflement, de fatique, des troubles du sommeil, de la nervosité, de l'irritabilité, des maux de tête, des troubles digestifs, des douleurs abdominales, ainsi que des manifestations psychiques comme l'anxiété.
Cet état de stress chronique peut se traduire par un état de tension permanente et d'hypervigilance.
Malgré leur souffrance, l'abdication de leur propre vie, elles restent là et craignent même d'être abandonnées !
Dans ce combat psychique les victimes sont vidées de leur substance et renoncent à leur identité propre. Elles perdent toute valeur à leurs yeux comme à ceux de leur agresseur...

# Posté le dimanche 15 octobre 2006 10:07

Modifié le samedi 23 février 2008 02:07