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portrait du pervers

portrait du pervers
Le pervers est un homme qui calcule tout : ses gestes, ses paroles, son argent.
Le pervers a beaucoup de mal à exprimer quelque chose de personnel. Il donne l'impression de plaisanter sans arrêt, ironisant sur tout, tournant tout en dérision. Cette strategie lui permet de se cacher et de ne pas s'impliquer.
Le pervers donne peu et demande beaucoup.
Il tient des discours mysogines " les femmes sont castratrivces, futiles, insupportables mais on ne peut pas s'en passer..."
On retrouvre souvent une voix froide , blanche, plate, monocorde, sans tonalité affective, qui glace, qui inquiète, laissant affleurer dans les propos les plus anodins le mépris ou la dérision. Cette tonalité implique des sous-entendus, des reproches non exprimés, des menaces voilées.
Les mots n'ont aucune importance, seule importe la menace.
Même lors d'échanges violents le ton ne monte pas, laissant l'autre s'énerver tout seul.
Souvent la victime prend cette froideur pour de la pudeur, cette rigidité pour de la force, ses sous-entendus pour du savoir.

Parfois le pervers justifie sa froideur par une enfance difficile... mais il laisse planer un certain mystère en apportant des informations partielles et même contradictopires.

En se presentant en victime il amène sa partenaire à s'apitoyer sur lui et à lui manifester plus d'indulgence.
Ils ignorent les sentiments véritables de tristresse et de deuil (incapacité à éprouver des réactions déprésives). Lorsqu'on les abandonne ils peuvent se montrer apparemment déprimés mais à un examen attentif il s'agit en fait de colère ou de ressentiment avec des désirs de revanche plutôt qu'une véritable tristesse pour la perte d'une personne.
La force du pervers est son insensibilité. Il ne connait aucun scrupule d'ordre morale. Il ne souffre pas. L'efficacité de ses attaques tient au fait que la victime ne s'imagine pas qu'on puisse être à ce point dépourvu de sollicitude ou de compassion devant la souffrance de l'autre.
En essayant de nommer sa souffrance la victime se trouve confrontée à un mur. Le pervers bloque, elle insiste, il devient encore plus dur. Immanquablement, elle finit par s'enerver et il peut ainsi lui demontrer qu'elle n'est qu'une megere agressive.
Elle n'arrive jamais à avoir le recul suffisant pour désamorcer une violence qu'elle ne comprend pas.
Le pervers n'eleve jamais le ton, il manifeste seulement une hostilité froide qu'il nie si on lui en fait la remarque. Il regarde sa victime froidement sans aucune émotion. Alors évidemment les larmes paraissent ridicules.La souffrance et les larmes ne sont pas entendues, elles n'existent pas.
Le pervers n'est jamais content de lui-même, rien ne va jamais, tout est compliqué.
Il impose aux autres sa vision péjorative du monde et son insatisfaction chronique concernant la vie.
Par son pessimisme il entraine l'autre dans un registre dépressif pour ensuite le lui reprocher.
Il porte au crédit d'autrui toutes ses difficlultés et tous ses échecs, ne se remet pas en cause. Il se défend ainsi par le déni de la réalité.Il a du mal à prendre des décisions dans la vie courante et a besoin que d'autres assument les responsabilités à sa place.
Le but est de déstabiliser l'autre et de le faire douter del ui-même et des autres. Pour cela tout est bon, les sous-entendus, le mensonge, les invraisemblances. Il ne fait pas de reproches directs mais laisse tomber une petite phrase anodine qu'il faut ensuite interpreter car elle est dite sur un ton de reproche.

Pour ne pas se laisser impressionner il faut que le partenaire n'ait aucun doute sur lui-même, et sur les décisions à prendre, qu'il est une bonne image de soi pour que les agressions du harceleur ne remette pas son identité en question.
Ainsi la victime cesse d'avoir peur de son agresseur, elle sort du jeu et peut désarmorcer l'agression.

# Posté le samedi 14 octobre 2006 03:30

Modifié le samedi 23 février 2008 02:19

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